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Manifestations contre la réforme des retraites : La mobilisation ne faiblit pas mais la fatigue se fait sentir


Le 9 janvier marquait la quatrième manifestation à l’échelle nationale

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contre la réforme des retraites. Partout en France des dizaines de cortèges ont défilé.

Une mobilisation toujours aussi forte

Le 9 janvier 2020 a marqué le 36ème jour depuis le début de la mobilisation en décembre 2019.

Bien que leur fatigue soit palpable et se voit sur leurs visages, la raison pour laquelle ils sont toujours là est “bien trop importante” pour s’arrêter là. “Il n’y a pas d’usure, affirme Fabrice, conducteur de RER. Que cela fasse 36, 45, ou 50 jours de grève, on ne lâchera pas.”

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Certains manifestants en situation plus précaire, comme les parents célibataires, les couples dont les deux membres sont grévistes ou qui n’ont pas de revenu, peuvent compter sur la solidarité. Les cheminots du RER B par exemple, ont été créé une cagnotte comme celle qui récolte de l’argent à chaque manifestation et en ligne sur Leetchi.

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La fatigue des manifestants se fait sentir

Les manifestants qui se mobilisent depuis le 5 décembre dernier reconnaissent qu’ils commencent à ressentir la fatigue. Pour autant leurs convictions et volonté ne fléchissent pas.

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“C’est beaucoup plus fatigant que quand on travaille, c’est compliqué”, explique Mohammed, conducteur de RER. “Les enfants on ne les voit plus, à 4h30 on est au piquet de grève, c’est toute la journée, on rentre il est 20h”, raconte-t-il.

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“C’est difficile, je pars deux heures plus tôt pour arriver à l’heure au travail, on ne sait pas comment vont être décomptés tous les retards, on n’a aucune reconnaissance, regrette Magalie, aide-soignante. Quand on est assigné, on se sent privé de grève.” Tous ont besoin de soutien pour tenir, aussi bien à la maison qu’au travail.

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D’autres manifestants reconnaissent que c’est la famille qui les aide à poursuivre le mouvement.point 96 | “Avec les collègues, nous on s’organise pour faire des tours”, explique Marie-Laure, soignante.point 186 | “Mes enfants sont majeurs, ils sont concernés et ils me soutiennent”, se réjouit Daniel, conducteur de train.point 285 |

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“Je n’en ai qu’une, mais elle est grande, je lui dis ce que je fais et elle comprend que je sois absente pour être sur les piquets de grève”, témoigne Mélissa, qui travaille à la SNCF.point 162 | 1

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